Lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre : Daniel Aselo « salue la bravoure sécuritaire et l’ouverture diplomatique de Tshisekedi »

Le vice-premier ministre de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Daniel Aselo a présidé la réunion interministérielle de la Commission Nationale de Contrôle des Armes légères et petit Calibre et Réduction de la violence Armée (CNC-ALPC), le lundi 20 juin à Kinshasa.


Cette réunion a connu la participation du vice-ministre de la justice et la vice-ministre de la défense et des anciens combattants, les députés nationaux et les présidents de la commission défense et sécurité du sénat et de l’Assemblée Nationale.

L’objectif principal de ladite réunion était « de prendre des mesures en vue de renforcer et d’améliorer notre système de gestion d’armes et de munitions pour contraindre tout transfert illégal d’armes et de munitions au niveau national que régional, par la suite présenter le rapport de la RDC sur le contrôle d’armes lors de la 8ème conférence bienale des experts prévue en ce mois de juin à New York », a révélé le patron de l’intérieur.


Au regard des plusieurs défis à relever sur le plan sécuritaire au niveau de la région desbGrand Lacs où plus particulièrement la RDC est victime et tenant compte des enjeux de l’heure, le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo a saisi l’occasion pour « saluer la bravoure sécuritaire et l’ouverture diplomatique du président de la République, Félix Tshisekedi pour tous les efforts consentis et fournis dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, facteur de sous développement ».

Par ailleurs, en sa double qualité du Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières et président de ladite commission, Daniel Aselo a remercié tous les partenaires ainsi que la communauté internationale qui ne ménage aucun effort pour soutenir et accompagner la RDC dans sa lutte contre la prolifération des armes à travers sa structure spécialisée, qui est la Commission Nationale de Contrôle des Armes légères et petit Calibre et Réduction de la violence Armée (CNC-ALPC)… ».

 » La circulation illicite des armes légères et de petit calibre, leur mauvaise gestion ainsi que leur utilisation abusive constitue une question cruciale dans la région de l’Afrique Centrale, particulièrement dans notre pays victime des plusieurs décennies de guerres à répétition aux conséquences incalculables. Ce bilan plus que sombre suffit à établir que la RDC a durant cette période perdu toute une génération des compatriotes dont elle avait besoin pour sa reconstitution, mais aussi permet de saisir l’empleur des tâches qu’incombe à notre pays dans le cadre de la gestion de la situation sécuritaire dans sa partie Est en proie à des groupes armés soutenus pour la plupart par des pays frontaliers de la République, car des récentes incursions du M23 avec le concours comme nous le disons il y a quelques jours sous le couvert du Rwanda (…) », a-t-il précisé.

A l’en croire, pour atteindre les objectifs de millénaires pour le développement « il faut donc converger les efforts pour arriver à un monde sans armes et munitions illicites ».

 » Comme son acte de création le stipule, la Commission Nationale de lutte contre les armes légères et de petit Calibre est l’organe technique du gouvernement congolais qui joue le rôle de conseiller de planification, de coordination et de l’exécution de toute la politique nationale sur les armes légères et de petit calibre tant au niveau national qu’international. Si nous sommes tous pour l’objectif de millénaires pour le développement, nous devons donc en converger nos efforts pour arriver à un monde sans armes et munitions illicites. Ce qui ne peut passer que par une gestion rigoureuse et un controle efficace (…) », a-t-il fait savoir tout en appellant la communauté internationale à multiplier les efforts pour soutenir cette structure aussi importante pour le pays.

Après une brève aperçue présentée par le secrétaire permanent, Patrick Kombe qui gère au quotidien la CNC-ALPC, le ministre de l’intérieur a reçu également les explications sur comment le contrôle des armes se fait avec les Matériels professionnels par les experts des services Publics et Forces de défense et Sécurité congolais des armes et munitions.

Créée en 2008, la CNC-ALPC est une structure interministérielle (ministère de la défense, des affaires étrangères et celui de l’Interieur) du gouvernement. Elle est chargée de la conception, de la coordination et du suivi de la politique nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

José Muyaya

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