Les principaux acteurs impliqués dans la réhabilitation et le désenclavement de la Route nationale numéro 1 se sont réunis ce dimanche 20 septembre 2026 à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, à l’occasion de la troisième session du Comité de pilotage du projet de réhabilitation du tronçon Kamwesha-Bulungu-Kananga.
La réunion a été présidée par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, en présence du gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu N’konko, du nouvel ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, Douglas Darius Carpenter, des responsables des entreprises d’exécution et des bureaux de contrôle, ainsi que de quelques députés nationaux et provinciaux.
Les échanges ont porté principalement sur l’état d’avancement des travaux et sur les mesures à prendre pour accélérer l’exécution du chantier. À l’issue de cette session, un contrat de performance strict devra être fixé à chaque intervenant, avec une feuille de route contraignante destinée à renforcer le suivi des engagements pris.
Long de 139 kilomètres, le tronçon Kamwesha-Bulungu-Kananga est présenté comme un corridor de croissance appelé à faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tout en stimulant l’économie locale et les chaînes de valeur au profit des populations du Kasaï et du Kasaï Central.
Dans le cadre de l’accélération des travaux, 30 nouveaux camions doivent être acheminés sur le chantier. Les participants ont toutefois insisté sur la nécessité de maintenir un niveau d’exigence élevé afin de garantir la qualité et la viabilité de l’ouvrage sur le long terme.
Sur le lot 1 Kamwesha-Bulungu, long de 77 kilomètres, le nouveau pont construit sur la rivière Kaluebo a déjà été mis en service. La couche de base a été posée sur 46 kilomètres, tandis que l’enrobé est finalisé sur 43 kilomètres.
Une tranche additionnelle de 31 kilomètres, comprise entre Tshimangaluu, au point kilométrique 44, et Bulungu, au point kilométrique 75, est également en cours d’exécution. Les travaux de terrassement sont pratiquement achevés jusqu’au PK 60.
Le COPIL a également identifié plusieurs défis susceptibles de ralentir l’avancement du projet, notamment le dédouanement des équipements dans les ports, l’approvisionnement en carburant, les contraintes géotechniques et la gestion de la saison des pluies.
Dans le cadre de l’assouplissement des mesures douanières, les détails techniques relatifs aux conteneurs transportant les matériels du chantier sont attendus afin de permettre au ministère des Infrastructures de travailler avec celui des Finances sur certaines exonérations.
Le projet a déjà permis la création de 800 emplois directs, soit environ 400 travailleurs par lot. La majorité de ces emplois a été attribuée à des ressortissants des provinces du Kasaï et du Kasaï Central. Environ 80 experts expatriés participent également au transfert de compétences au profit des ingénieurs et cadres congolais.
Les autorités et leurs partenaires ont, par ailleurs, engagé une réflexion sur la gouvernance future du corridor. Celle-ci devra notamment prendre en compte la sécurité routière, le contrôle du pesage des véhicules lourds et la budgétisation de l’entretien de la route après sa mise en service.
Le suivi citoyen et institutionnel du chantier se poursuit sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la supervision du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Gracient Martin Mwangala





