Affaire Minembwe : « La communauté Banyamulenge ne doit, en aucun cas, subir des humiliations, menaces du genre des représailles » (Déclaration)

 

« La communauté Banyamulenge ne doit, en aucun cas, subir des humiliations, menaces du genre des représailles », ainsi ont déclaré le mardi 13 octobre à Kinshasa les populations de Fizi, Mwenga et Uvira membres du Collectif des « Congolais nationalistes patriotiques » sur la récente nomination des animateurs de la commune rurale de Minembwe dans la province du Sud-Kivu. « A l’instar des autres communautés concernées par le Décret du Premier ministre de 2013, les Banyamulenge ne sont responsables de rien », expliquent-ils.

Dans cette déclaration signée par M. Kamanzi Kibibi et Me Claude Munezero respectivement président et coordonnateur principal du Collectif des « Congolais nationalistes patriotiques », les Banyamulenge se disent « indignés après avoir suivi les déclarations incendiaires et mensongères de certains politiciens et notables du Sud-Kivu ». Pour eux, « ces déclarations entraînent d’autres personnalités à prendre des positions érronées sur la question de la récente installation des animateurs de la commune rurale de Minembwe ». Ce qui explique leur déclaration qui vise « à fixer l’opinion nationale et internationale sur les vraies réalités ».

Les Banyamulenge affirment que « l’acte de la création de la commune rurale de Minembwe comme toutes les autres communes décentralisées concernées par le décret numéro 013/020-013 du Premier ministre, est un acte administratif légal, posé par des autorités compétentes dans le but d’approcher l’administration aux administrés ». Néanmoins, poursuivent-ils, « s’il s’avère que l’acte d’installation des animateurs de ladite commune n’a pas respecté la procédure légale, cela ne doit pas avoir un impact négatif sur la création de la communauté au regard de son importance sur le plan économique et du développement de la province ».


Le Collectif des « Congolais nationalistes patriotiques » condamne ainsi les déclarations des politiciens et autres personnalités « tous extrémistes, tribalistes qui incitent à la haine tribale avec risque d’accentuer les conflits entre les communautés au lieu que cela facilite au retour à la paix et à la cohabitation pacifique des différentes communautés des hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira ».

Rachidi Mabandu

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