Kasaï : Le Gouvernement provincial procède à l’enregistrement biométrique des congolais expulsés d’Angola

 

Grâce à l’appui technique, financier et logistique du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et ses partenaires, notamment la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) et l’ONG AIDES, le Gouvernement provincial du Kasaï enregistre, depuis le mardi dernier, les personnes vulnérables en provenance de l’Angola.


C’est Dieudonné Pieme Tutokot qui a procédé au lancement de l’opération d’enrôlement biométrique des populations vulnérables déplacés internes, retournés, rapatriés et expulsés d’Angola.

Pour sa part, le chargé de protection du HCR et chef du bureau ad interm Philippe Onanaa a précisé qu’après cette opération, plusieurs activités de protection seront menées sur base de l’échantillon retenu.


« Les données qui seront collectées dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central pourront faciliter les activités de protection, de plaidoyer et d’assistance des acteurs humanitaires et de développement en faveur de ces catégories de personnes. Cette opération d’enrôlement biométrique est une innovation pour le HCR, car la RDC est le premier pays dans lequel le HCR accompagne un Gouvernement dans la mise œuvre de l’enrôlement biométrique des personnes déplacées internes. C’est donc pour nous au Kasaï une occasion d’exprimer notre gratitude à l’endroit du Gouvernement national, de la représentante du HCR en RDC et aux autorités provinciales pour toutes les facilités qu’elles ont accordées au HCR et ses partenaires dans la mise en œuvre de cette activité », a-t-il déclaré.

L’objectif de l’opération est de recenser quarante mille (40.000) ménages, dont dix-huit mille (18.000) de la province du Kasaï et vingt-deux mulle (22.000) du Kasaï-Central.
Au total, sept mille (7.000) ménages vont être enrolés dans la ville de Tshikapa. Cette opération va s’étendre dans d’autres localités de la province, notamment, Kamonia, Kamuesha, Luebo et Mweka.

La province du Kasaï a enregistré, depuis juillet dernier, un bon nombre des expulsés venus de la République soeur d’Angola, parmi lesquels on retrouve les vulnérables, soit les enfants et les personnes de troisième âge.

Diaris Kindalo, à Tshikapa

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