Kinshasa : Les immondices sorties des caniveaux et « abandonnées » le long des avenues « exposent les Kinois aux maladies »

Voir des immondices sorties des caniveaux et abandonnées le long des avenues, devient de plus en plus le quotidien des Kinois. Une situation qui contraste farouchement avec l’opération Kin bopeto lancée il y a deux (2) ans pas le Gouverneur de la ville province de Kinshasa Gentiny Ngobila.


Dans les caniveaux de Kinshasa, l’on retrouve toute sorte de déchets. On parle notamment des sachets et bouteilles plastiques, de la nourriture en putréfaction… Ces éléments, plongés pendant plusieurs jours dans les eaux de caniveaux, se décomposent et, logiquement, deviennent nuisibles à la santé environnementale et humaine en raison des substances chimiques qu’ils dégagent.

Fort malheureusement, les agents commis à l’exécution des travaux d’assainissement de la ville de Kinshasa, visiblement ignorants de cet aspect de choses, s’évertuent à exposer les congolais à plusieurs maladies, le cas de la typhoïde, le paludisme, le syndrome de Diogène…


Par ailleurs, le problème de caniveaux mal assainis se pose également. Une partie très considérable de 10.000 tonnes déchets plastiques produits par jour à Kinshasa, se loge dans les caniveaux. C’est ce qui explique que lorsqu’il pleut, difficile de circuler paisiblement dans les artères de la capitale congolaise, car les routes complètement inondées.

Cette approche fait penser à ceux qui estimaient que le gouverneur de la ville province de Kinshasa a lamentablement échoué dans sa mission d’assainir la capitale congolaise. Ces derniers rapportent que Gentiny Ngobila a, au contraire, englouti la ville dans une saleté sans précédent.

Cette thèse peut se rapprocher de la vérité lorsque, d’ailleurs, on entend les kinois dire « Malaria na typhoïde eza maladie na biso » (Le paludisme et la typhoïde sont des maladies propres au Kinois). C’est dans presque toutes les avenues de la capitale de la RDC, sinon toutes les parcelles, que l’on retrouve au moins une personne souffrant soit de la malaria, soit de la typhoïde ou carrément les deux. Une preuve tangible du caractère insalubre que revêt Kinshasa « par manque de politique de gestion de cette question », affirmait à ACTU7.CD un analyste social.

Au regard de ces faits, doit-on donner raison à Néron Mbungu, ancien Vice-gouverneur de Kinshasa ?
Nous y reviendrons !

Patrick Nguwo

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