Ass. Nat. : Les députés nationaux rejettent les propositions interdisant aux candidats d’avoir les suppléants membres de famille

 

La question sur la proposition de loi interdisant aux candidats de choisir comme suppléants les membres de leurs familles a été évoquée pendant le débat au cour de la séance plénière convoquée ce jeudi 12 mai à l’Assemblée Nationale.


Au cour de cet exercice, la plénière a rejeté toutes les propositions interdisant aux candidats d’avoir comme suppléants les membres de leurs familles.

Défendant cette proposition de loi lors de la plénière du 2 mai 2022, le G13 pensait que cette manière de faire va à l’encontre de la constitution qui dans son préambule interdit « le clientélisme, le népotisme et le régionalisme ».


« Lorsque nous posons cette question, nous ne voulons pas interdire aux enfants, aux épouses de faire la politique, vous êtes candidat député national, formé votre fils à aller en devenant député provincial. Nous devons éviter de transformer la République en une sorte de monarchie familiale confisquant et transmettant les charges étatiques en donation comme en droit privé sous couvert de suppléance. Dans le domaine de la morale même lorsque l’interdit n’est plus interdit, lorsque le tabou est à la nudité, le droit doit répondre. Dans le préambule de notre Constitution, il est clairement dit que considérant l’injustice et ses corollaires l’impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme qui par leurs vicissitudes sont à l’origine de l’inversion générale des valeurs et de la ruine du pays », avait expliqué Jacques Djoli, membre du G13.

Cette question de suppléant membre de famille divise plus d’un au sein de l’Assemblée Nationale. Si les uns sont contre, d’autres sont pour et pensent que  » c’est une forme de discrimination à l’endroit des enfants et femmes membres de la famille qui d’après tout sont aussi des congolais ».

José Muyaya

 

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