Élection présidentielle au Kenya : la tradition du chaos africain de nouveau respectée

Petit pays d’Afrique de l’Est, le Kenya a un nouveau président en la personne de William Ruto jusqu’alors vice-président de la République sous Uhuru Kenyatta. C’est donc le dauphin de ce dernier qui vient d’être proclamé président élu contre l’avis de quatre membres sur sept que compte la commission électorale Kenyane.

Raïla Ondinga, l’opposant le plus populaire perd de nouveau comme lors des cycles électoraux précédents émaillés de violences en contestation des résultats publiés. Bien que l’édition 2022 n’a pas encore dit son dernier mot sinon les premiers actes de violence observés peu après la proclamation des résultats, le pire est à craindre.

Le Kenya est le prototype du chaos électoral africain. Que le président de l’organe chargé des questions électorales persiste en proclamant ses résultats de la présidentielle sans l’avis favorable de la majorité de ses collègues pour faire plaisir à un camp, démontre à suffisance l’état d’âme des dirigeants du continent noir. À se demander, les dieux ont-ils maudit cette partie de la planète ?.

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En tout état de cause, les perspectives politico-sociales demeurent sombres au Kenya après le scénario vécu ce soir. Ce tableau qui met en exergue le carnet de santé de l’Afrique, plonge davantage le pays de Djomo Kenyatta, le père de l’indépendance kényane dans une incertitude chronique bien que l’on chante développement du reste fictif.

Zamenga Odimbale

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