Ituri : L’appel à la ville morte diversement suivi à Mambasa

C’est ce lundi 19 septembre 2022 que débutent les deux (2) jours de deuil et d’arrêt d’activités décrétés par la société civile et la Nouvelle Société civile du Congo (NSCC) sur toute l’étendue du territoire de Mambasa dans la province de l’Ituri. Cet appel a été diversement suivi.

Au centre de la cité de Mambasa, les enfants n’ont pas été à l’école. Quelques enfants retrouvés dans les rues de la cité ont affirmé retourner à la maison suite à l’absence de leurs enseignants. Mais l’ambiance était lugubre aux abords du marché « Zala na Mbangu » au coeur de la cité. Ici, boutiques et magasins étaient fermés. Ambiance similaire au marché central de Mputu, à l’extrême est de la cité. Une pluie battante est venue arroser la cité entre 7 heures et 10 heures, heure locale…

Par ailleurs, les activités tournent normalement dans les autres cités du territoire de Mambasa. C’est notamment les centres de négoce de Biakato, à au moins soixante-quinze (75) km au sud de Mambasa, dans la chefferie de Babila Babombi. À l’arrêt depuis au moins moins deux (2) semaines suite à l’insécurité, les activités scolaires ont repris ce lundi 19 septembre 2022 renseigne l’inspecteur chef de pool en poste dans cette partie.


À Niania, dans la chefferie de Bandaka, l’appel à une ville morte de la société civile s’est perdue dans le vide. « Ça c’est pour vous à Mambasa (…) Ici tout se passe sans problème. D’ailleurs je suis à l’école au moment où nous parlons. Les boutiques et toutes les activités tournent en plein régime », lance ironiquement un enseignant joint par ACTU7.CD.

Selon le communiqué de la société civile et la NSCC, les habitants du territoire de Mambasa devraient rester chez eux entre ce lundi 19 et mardi 20 septembre 2022, en signe de deuil et dénoncer l’insécurité grandissante dans les chefferies de Babila Bakwanza et Babila Babombi. Ce regain d’insécurité a causé au moins soixante-trois (63) morts et des milliers de déplacés, sans parler d’innombrables dégâts matériels…

Andy Kambale Matuku, à Mambasa

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