La délinquance juvénile, caractérisée par la multiplicité des maisons de tolérance, appelées communément “Quartier Général” (QG), prend de plus en plus une allure inquiétante dans la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, au Nord-Kivu.
La société civile dit avoir enregistré plus de quarante (40) maisons dans différents quartiers que compte cette entité. C’est donc une façon pour les propriétaires de ces « entreprises sexuelles » de se procurer de l’argent afin de survivre, surtout en cette période pendant laquelle les rebelles ADF (Forces Démocratiques Alliées) ont déjà chassé plusieurs civils de leurs champs.
Dans une sortie médiatique, l’autorité communale a annoncé la traque de ces maisons de tolérance. C’est le quartier Pakanza, à l’ouest de la route nationale numéro quatre (RN4) qui occupe la première place en effectif de ces QG, selon le rapport de la société civile. La persistance de l’insécurité serait la cause primordiale de cette multiplicité des maisons de tolérance, affirme Darius Syayira, premier rapporteur de la société civile noyau d’Oïcha.
‹‹ Les causes sont le surpeuplement de la commune par les déplacés, venus de par-ci, par-là, l’oisiveté… nous avons la misère que traversent les parents dans cette zone, ce qui entraîne certaines filles à se livrer à cette exploitation. Il y a ceux-là qui veulent le gain facile. Nous nous pensons que si la situation peut se rétablir dans la zone, on peut tant soit peu minimiser les cas ››, a-t-il estimé.
Kambale Kikuku Nicolas, deuxième personnalité de cette région de Beni territoire qui reconnaît cette crise, affirme que ses services sont à pied d’œuvre pour en finir complètement.
‹‹ On est en train de travailler pour qu’on identifie de nouveau ces maisons-là ››, dit le bourgmestre de la commune.
Ces maisons de tolérance seraient sous le label de certains officiers notamment de la police. Le premier citoyen d’Oïcha promet de s’y impliquer d’avantage.
Les années passées, les enquêtes de la zone de santé d’Oïcha ont confirmé que plusieurs habitants de cette municipalité sont touchés par le VIH/SIDA, une maladie sexuellement transmissible. On signale également que même certains élèves ont été appréhendés dans un fumoir pendant les heures des cours.
JC Mbafumoja, à Oïcha/Beni





