Kwilu : les sages-femmes réclament une amélioration de leur rémunération et de leurs conditions de travail

 

Les sages-femmes du Kwilu ont remis, mercredi 23 septembre à Bandundu, un mémorandum aux autorités provinciales pour réclamer une amélioration de leur rémunération et de leurs conditions de travail.

Le document, adressé au gouverneur de province, au maire de Bandundu et à l’administrateur du territoire, a été réceptionné par le directeur de cabinet du gouverneur, Urbain Kihosa. Ce dernier a indiqué qu’il transmettrait le mémorandum aux autorités compétentes pour examen.

Parmi leurs principales revendications, les sages-femmes demandent le déblocage des alignements à la prime de risque, la régularisation de la situation des professionnelles déjà matriculées mais non payées, ainsi que la mécanisation salariale de celles qui remplissent les conditions requises.


Elles réclament également l’admission sous statut et l’attribution de matricules aux nouvelles unités, ainsi que la reprise et la finalisation du processus d’avancement en grade. Selon elles, certaines professionnelles n’ont pas bénéficié d’évolution de carrière depuis plusieurs années malgré leur ancienneté.

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Le mémorandum accorde aussi une place aux jeunes sages-femmes diplômées mais sans emploi. Les professionnelles proposent un mécanisme transparent de recrutement et de déploiement basé sur les besoins des zones de santé, notamment dans les milieux ruraux et difficiles d’accès. Elles demandent également l’application effective de la prime de brousse.

Les sages-femmes sollicitent par ailleurs la finalisation du dossier relatif à la retraite honorifique des doyennes et une meilleure organisation des primes liées à la gratuité de la maternité.

Elles proposent enfin la création d’un cadre permanent de concertation avec les autorités sanitaires afin de suivre leurs différents dossiers et d’identifier les éventuels blocages administratifs ou budgétaires.

Conscientes que plusieurs de leurs revendications relèvent de la compétence du Gouvernement central, les professionnelles demandent aux autorités provinciales de transmettre leur mémorandum aux institutions nationales concernées.

À travers cette démarche, les sages-femmes disent vouloir obtenir des mesures concrètes et un calendrier de suivi, tout en réaffirmant leur engagement dans la prise en charge des femmes, des nouveau-nés et des familles.

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Emery Lucky Poya

 

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